Le Vairon description

Publié le par Le pêcheur du Net

 

DESCRIPTION DU VAIRON.

 

Bien que les dimensions ne soient pas du tous les mêmes, le vairon est un parent proche de la carpe puisque lui aussi fait parti de la famille des cyprinidés. Ce petit poisson vit dans les rivières propres, non polluées et oxygénées. Il se nourrit de tout ce qu’il est capable d’attraper et d’avaler. C’est d’ailleurs un poisson très important dans la chaîne alimentaire, surtout dans les rivières, les lacs et les étangs. Ainsi, il mange toutes sortes de petits insectes aquatiques et est lui-même dévoré par un grand nombre d’animaux : oiseaux, poissons, carnassiers, mammifères, et même gros insectes aquatiques et araignées.

 

 Le Vairon reste un élément important dans la chaîne alimentaire.

 

 

Le vairon vit dans les eaux claires et propres de toute l’Europe du nord. Il est plus répandu dans les eaux courantes et oxygénées de première et de deuxième catégorie (rivières, ruisseaux, etc …) mais il est aujourd’hui présent dans un grand nombre d’étangs et de lacs, à condition que les eaux ne soient pas trop agitées. Le vairon, par sa petite taille et ses couleurs plus ou moins vives est une proie facile pour les oiseaux, les carnassiers et même les insectes comme le grand dytique. Ses seules réelles défenses sont son agilité et son instinct lui permettant d’éviter les zones de chasse. Par ailleurs, le vairon aime demeurer dans les eaux peu profondes où il peut se mettre à l’abri parmi les plantes de son habitat ; on le trouvera donc dans le lit des ruisseaux ou sur les bordures de rivière, en étang sa répartition est beaucoup moins organisée. En été, les vairons se rassemblent en banc de plusieurs centaines d’individus, afin de pouvoir venir se nourrir à la surface sans crainte des prédateurs. Il peut même s’intégrer et se mélanger à d’autres bancs d’autres espèces, comme par exemple des ablettes, des gardons, des vandoises.  En revanche, durant l’hiver, les vairons se séparent en groupes plus restreints et regagne les profondeurs. Le vairon peut prendre des couleurs sombres pour se camoufler, et lorsqu’un vairon est effrayé, il peut perdre toutes ses couleurs à en devenir blanc. Les rivières nagent prés du fond et s’abritent des crues en se réfugiant sous des pierres pour ne pas être emporté par les puissants courants d’eau.

 

 Les vairons vivent en banc qui atteignent parfois plus d'une centaine d'individus.


 

 

Les flancs du vairon sont de couleurs claires avec des reflets bleutés, le dos lui est gris olivâtre, le ventre est argenté et le corps peut être parsemé de points sombres. Mais, en saison de reproduction, autrement dit d’avril à juillet, les couleurs du vairon deviennent en général très vive, la tête devient rouge, les flancs bleu-métallique ; le ventre du mâle devient pourpre, de petits tubercules blancs apparaissent sur sa tête, c’est ce que l’on appelle les boutons de noce. Mâles et femelles se rejoignent alors pour former de grands bancs. Les femelles gonflées d’ovules choisissent un mâle et les couples vont rejoindre le fond du plan d’eau pour pondre. C’est là que la femelle dépose environ un millier d’œufs qui adhèrent aux rochers et aux graviers grâce à un mucus particulier. Le mâle y répand alors son sperme pour les féconder et les œufs écloront 5 à 10 jours plus tard. La durée d’incubation dépend essentiellement de la température de l’eau, plus la température est élevée, plus la durée d’incubation est courte. Les jeunes vairons restent d’abord cachés parmi les pierres, et se nourrissent de la vésicule vitelline qui est reliée à leur estomac. Lorsque celle-ci est épuisée, le vairon est alors obligé de sortir de sa cachette pour aller chercher sa propre nourriture. Il se nourrit d’abord de petits organismes, avant qu’il soit assez grand pour manger des vers et des insectes. Si la nourriture est abondante, le vairon grossira rapidement et pourra se reproduire au bout d’un an, cependant beaucoup d’entre eux doivent attendre deux ans pour parvenir à la maturité sexuelle.

 

Comme c’est le cas pour de nombreux poissons blancs, le vairon ne possède pas de régime alimentaire bien définis. Il dévore tout ce qu’il trouve à partir du moment où la proie est suffisamment petite pour qu’il puisse l’avaler.  Il lui arrive même des fois de grignoter les plantes aquatiques ou de goûter aux algues qu’il trouve sur les pierres. Cependant, le vairon reste un chasseur qui préfère la nourriture animale. Ils mangent donc régulièrement : crevette, vers, larves aquatiques d’insectes. Mais son instinct de prédateur le pousse à attaquer toute créature qu’il croise et le vairon peut même sauter hors de l’eau pour avaler un insecte en plein vol. Semblablement à tous les cyprinidés, le vairon est dépourvu de dents. En réalité, il broie sa nourriture à l’aide de nodules qu’il possède sur les os de l’arrière de la chambre branchiale. Les différentes espèces de vairons se différencient uniquement par la position de ces nodules, tant elles sont semblables les unes des autres.

 

 

 Voici les proies favorites des vairons.

 

 

Les vairons mesurent entre 7 et 10 centimètres, et ils n’atteignent que très rarement les 12 centimètres. La femelle est plus grande que le mâle. Les vairons possèdent un corps cylindrique recouvert de petites écailles, mais qui toutefois restent peu visibles. La nageoire dorsale se situe nettement en aplomb des ventrales, et la ligne latérale qui court le long du corps du vairon lui est utile pour percevoir toutes vibrations. Bien que le vairon soit répandu dans toute la France jusqu’à 2 500 mètres d’altitude, les populations ont légèrement décliné et parfois disparu de certains cours d’eau dans certaines régions à cause de la pollution, car ce poisson ne peut vivre que dans des eaux propres. Les vairons sont d’ailleurs le signe de la propreté et de la clarté d’une rivière.


 

 La présence des Vairons est significative d'une eau claire et propre.

 


 

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